Sabine Pigalle
27/01/2010
Du 7 Mai au 26 Juin 2010
Vernissage le 6 Mai de 18h à 21h
Au 38, rue de Seine 75006 Paris
Tel: +33 (0)1 43 26 01 35
La série photographique intitulée “Protectors” traite de la perduration des mythes et de la cohabitation du monde profane dans la représentation du sacré. Elle juxtapose l’aspect corporatif de métiers reliés à la représentation superstitieuse de protecteurs.
Dans la religion chrétienne à priori monothéiste, les cultes voués à tout un cortège de saints renvoient à la pléiade de divinités rencontrées dans les civilisations antiques. Ces derniers constituent ainsi souvent les avatars de ces mêmes dieux, (voir par exemple la relation Apollon / Sébastien) et assurent la survie de rituels ancestraux et de croyances païennes avec lesquelles l’Eglise s’est ultérieurement “arrangée”…
Ainsi, au Moyen Age, les très puissantes corporations de métiers se regroupèrent sous l’égide et le patronage de saints, afin d’obtempérer au commandement de l’Eglise qui redoutait leur influence croissante et l’organisation d’un contre-pouvoir laïque.
Les croyances et superstitions rattachées aux légendes des existences terrestres de ces «idoles» variaient selon les régions et les époques, ce qui ajouta encore au folklore : très souvent différents saints furent proposés pour remplir la même fonction, de même que des fonctions variées furent attribuées à un même saint…
La série s’attache à illustrer librement et arbitrairement certains de ces « super-héros » d’autrefois, sous forme de portraits archétypes, parfois ironiquement oxymores et teintés d’inquiétante étrangeté. Le traitement esthétisant renvoie à l’univers pictural : les icônes peintes de blanc, illustrant parfois le martyre subi, muni de l’attribut du métier représenté, baignent dans une lumière sépulcrale, et font référence aux peintures des primitifs Flamands, mais aussi aux statues antiques par l’emploi de la nudité.
Evidemment, il s’agit là d’un travail de “représentation-digression” qui, à travers l’inspiration iconographique médiévale dans sa fixité et sa frontalité, tout en limitant les éléments du contexte environnant, emprunte également à la statuaire du nu antique l’expression selon laquelle la beauté du corps exprime celle de l’âme, comme une tentative d’hybridation ou de superposition de deux structures de pensées et modes de représentations.
En outre, l’utilisation d’« objets-apanages » créés par des designers permet d’ancrer le travail d’une façon contemporaine dans la transposition du mythe avec des objets insolites liés à notre époque.
En conclusion, cette série traite d’un sujet qui est au coeur de ma recherche artistique : l’héritage symbolique des mythes et leur imbrication dans notre culture moderne, tandis qu’a eu lieu depuis longtemps la séparation des deux mondes d’ordre temporel et spirituel.
Sabine Pigalle.
Prix Arcimboldo - Muriel Bordier
29/05/2010
Exposition du 28 Mai au 26 Juin
Au 25 Quai Voltaire 75007 PARIS
Le prix Arcimboldo décerné depuis 1999 par l’Association Gens d’Images a été attribué cette année à
Muriel BORDIER
pour son travail « Espaces Muséaux » dans lequel elle développe une réflexion esthétique et
personnelle sur l’art contemporain, ses acteurs et son public. En exagérant les caractéristiques de
cette architecture propre, épurée et immaculée, l’artiste recherche une ambiance aseptisée, qui, à force
de vide et de lumière devient une vue de l’esprit, un espace immatériel, virtuel et poétique.
La lauréate recevra de la société EPSON un porte-folio , coffret de 12 images en Digigraphie
et son exposition sera présentée à la Galerie BAILLY CONTEMPORAIN.
Le Jury a attribué une mention spéciale à Nicolas DHERVILLERS pour sa série « Tourists »,
personnages pris sur internet qui sont intégrés dans des paysages inquiétants de jour et « basculés »
volontairement dans l’obscurité. Un travail sur la place de l’homme dans l’environnement.
Le jury était composé de Frédérique BABIN , Hélène BAILLY , Sophie BERNARD , Guy BOYER , Didier de
FÄYS , Sylvie HUGUES , Hervé LE GOFF , Pierre-Yves MAHE , Nathalie BOCHER LENOIR , Monique PLON
Les précédents lauréats sont : Orlan (1999), Catherine Ikam (2000), mention spéciale à
Clark/Pougnaud, Nicole Tran Ba Vang (2001), J.B. Barret (2002), Tom Drahos (2003),
FlorianSchneider (2004), Patrick Fournial (2005), Nicolas Moulin (2006), Alain Delorme (2007), Jean-
François Rauzier (2008) et Mathieu Bernard-Reymond (2009).
Yves Clerc
01/04/2010
Exposition du 2 Avril au 15 Mai 2010
Vernissage le jeudi 1er Avril - 18h-21h
Dans la dernière monographie publiée chez Skira-Flammarion consacrée à la peinture d’Yves Clerc, l’auteur du texte Pascal Bonnafoux, a classé les œuvres de celui-ci par thèmes. Un des chapitres est intitulé « a propos de chapeaux ou de coiffes (où de formes et d’échelles) ». C’est ce sujet que l’artiste a choisi de reprendre sous une forme radicalement différente dans une série appelée « Glamorous flowers ».
Il s’agit de photographies prises par l’artiste, de fleurs isolées de tout contexte, toutes au même format démesuré, annotées et numérotées comme elles auraient pu l’être dans une encyclopédie de botanique.
N’oubliant pas qu’il est également peintre, Yves Clerc sous chacune de ses fleurs et à même la photographie a peint, sans respecter l’échelle, des portraits féminins sur le mode des beautés de magazines aux attitudes très glamours. La photo devient peinture, la fleur se transforme en chapeau, l’encyclopédie en magazine de mode…
Tout au long de son parcours Yves Clerc a poursuivi la même volonté de représenter les apparences. Ce qui l’intéresse ici, ce n’est pas tant la fleur que son allure de chapeau, ce n’est pas le réalisme de l’image photographique mais la mystification de ce réalisme apporté par la peinture.
Il photographie comme il peint. Ses images sont construites, les couleurs sont fortes et toujours équilibrées entre l’ombre et la lumière, il en résulte une sensation de « fini » qui au premier regard se marie à l’élégance apparente de ses sujets. Le deuxième regard appartient au spectateur….
Mareen Fischinger
27/01/2010
Du 19 Février au 20 Mars 2010
Vernissage le Jeudi 18 Février à partir de 19h
Ces photographies prétendument irréelles, aux prises de vue latérales, en plongée et en contre plongée créent des images
surprenantes. Le secret de cet effet réside dans la reproduction d’une réalité sous tous ses angles et la déformation née de
l’assemblage. À ceci s’adjoint un raccourci qui démontre le fonctionnement de l’oeil et sa mémoire optique. La panographie
est donc le support réel d’une image mentale.
Par la fragmentation des images et l’analyse suggérée ainsi que dans la démarche de proposer des angles d’approches
multiples, les panographies peuvent rappeler la période cubiste analytique, en peinture.
Cependant, à la différence des cubistes du début du siècle dernier, Mareen Fischinger assemble pour construire une vision
objective fiable : la juxtaposition des différents points de vue suggère un système d’hyper-perspectives présentant un
ensemble d’instants différents. L’éphémère métamorphose du temps est alors capturée.
Le public pose alors un regard complètement nouveau sur le monde. Les résultats sont de vrais prouesses techniques, sortes
de mosaïques de centaines de photographies, dévoilant des panographies riches en détails.
Subway Art
07/01/2010
Autour de trois personnalités parmi les plus importantes du mouvement Graffiti, que sont
Martha cooper, Henry Chalfant & Blade !
Du Vendredi 15 Janvier au Samedi 13 Février 2010
Galerie Bailly contemporain en association avec Taxie Gallery propose dés le début de l’année, un événement historique, hors pair et unique ! Déjà en 2008 lors de l’exposition « Taguer n’est pas jouer », la galerie Bailly et Valériane ont permis de présenter les oeuvres originales de Martha Cooper au public parisien. Après l’exposition de la Fondation Cartier « Né dans la rue », l’événement à la galerie Bailly contemporain permettra de faire un lien supplémentaire enrichi et historique sur le Graffiti.
L’exposition regroupera un grand nombre des œuvres reproduites dans « Subway Art » mais aussi pour chacun d’eux, de Martha Cooper à Henry Chalfant, des tirages inédits jusque-là encore peu montré. Martha Cooper et Henry Chalfant produiront aussi pour l’occasion des tirages des œuvres de Blade, un des tous premiers protagonistes du Graffiti, sur lesquelles l’artiste interviendra picturalement. Blade exposera également les tirages originaux de tous ses trains peints jusqu’à présent jamais présentés au public (plus de 5000 à son actif !).